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Yann TIERSEN – Qu’en reste t-il ? – alto ou vl solo [challenge]

A l’origine pour alto (ou violon à 5 cordes?), je poste donc les partitions pour alto et pour violon classique (=transposé à la quinte supérieure).

Les mesures sont irrégulières : c’est normal ! Le tempo est aussi très fluctuant. Le rythme écrit n’est donc qu’indicatif.

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Yann TIERSEN – Le quartier – alto ou vl solo [challenge]

Il ne s’agit pas de la version CD mais de cette version live :

Ce morceau peut être joué au violon, ou à l’alto comme il semble que ce soit le cas ici (ou bien est-ce un violon à 5 cordes ? En tout cas, la sonorité est assez sombre). Toutes les batteries sont à exécuter au milieu, là où l’archet –votre archet, car c’est variable- est le plus souple. La partie D purement rythmique sera plus incisive donc au talon, en partant archet bien accroché à la corde.

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Yann TIERSEN – Mouvement introductif (rue des cascades) – violon solo [difficile]

Pas tellement de difficultés techniques dans ce solo : tout est en 1ère position et le tempo n’est pas rapide.

Au  tout début, posez le 1er doigt à cheval sur les cordes de ré  et sol pour les bariolages, à réaliser plutôt au milieu supérieur, un peu près du chevalet pour la 1ère ligne. Vous obtiendrez ainsi un timbre un peu métallique, acide, grinçant. Puis, dégagez-vous du chevalet, utilisez le point de contact de l’archet, et revenez vers le milieu, pour un timbre plus chaleureux.

Pour les appoggiatures mesure 19 et suite, posez les doigts simultanément, comme si vous jouiez un accord plaqué – et non pas l’un après l’autre. Là encore, des doigts devront être posés à cheval sur 2 cordes. Ne pressez pas : tout est dans la lenteur !  Calez-vous sur une respiration profonde et très calme.

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La noyée – Yann Tiersen [difficile]

Ayant travaillé cette partition avec une élève, j’ajoute quelques précisions :

Question doigtés:

Positions utilisées : 1ère et 3ème

Mesure 21 : il est plus commode d’utiliser un petit 4ème doigt pour le Ré# (sans le tendre) suivi de mi corde à vide. Par la suite, vous pouvez abuser du mi corde à vide vu la nuance (fort).

Mesure 30 : utilisez ici le 3ème doigt en extension suivi de mi corde à vide, sinon vous aurez un problème d’archet à ne basculer sur la corde de mi que pour 1 seule double croche.

Mesure 41 : si vous êtes très rapide, vous pouvez à la faveur du changement de sens d’archet déplacer le 3ème doigt de la à ré#. Sinon, utilisez un petit 4ème pour le ré #, collé-serré contre le 3ème doigt précédent (vous aurez la sensation de croiser ces doigts).

Mesure 47 : le doigt-support du changement de position est le 2ème doigt. Le changement de position à travailler est donc d’abord sol2 – si2, puis seulement sol2-la3. Idem pour la descente mesure 49  : travailler si2-sol2.

Question archet :

Jusqu’à la mesure 51 : tout se joue tout l’archet, avec l’archet toujours en mouvement constant (ne pas ralentir en arrivant au talon), et appui constant (ne pas alléger au talon).

Après la mesure 51 : Diogo montre un bel exemple de grand détaché qui conserve de l’appui donc du timbre. Je vous propose pour varier un peu de vous placer sous le milieu et d’y rester (tiré court : imaginez que vous ne jouez qu’une croche suivie d’un demi-soupir, sans serrer l’archet dans vos doigts pour en pas bloquer l’archet à l’arrêt – poussé rapide, vif, pour revenir au point de départ). Votre bras est donc toujours plié, jamais déplié plus que l’équerre.

Accord final : facultatif ! Pour un accord de 3 notes, vous enchaînez 2 doubles-cordes : sol-si suivi de si-mi. Exercez-vous à enchaîner ces 2 doubles-cordes en rythme (2 noires), dans une jolie liaison souple (pas d’effet escalier clac-clac !). L’archet se dirige donc vers le bas. Cependant, vous ne devez pas penser à un mouvement vers le bas mais à un mouvement vers le haut. Certes, le mouvement est vers le bas lors du changement de corde, mais tout de suite après, effectuez un un mouvement vers le bas. Quand l’archet qui la corde, votre bras doit continuer dans l’air ce mouvement vers le haut. Un accord ne s’écrase pas, il s’envole. Bref, n’ayez à l’esprit qu’un mouvement en forme d’apostrophe qui va vers le haut.

Question rythme :

Mesure 12 : la différence entre les 2 cellules rythmiques doit être marquée. Pas de problème pour la 1ère. Pour la 2nde, la croche pointée centrale doit être exagérée dans sa longueur et de même que la double-croche dans sa rapidité. Quand vous vous exercez à la lecture rythmique d’un rythme ternaire, frappez la 1ère croche puis décrivez un cercle en l’air avec votre main : un rythme ternaire « tourne ». La 2ème cellule rythmique doit donner l’impression que la main reste très longtemps en l’air sur la croche pointée.  Imaginez une balle lancée très haut, vous attendez pendant la croche-pointée de la voir retomber, puis elle vous arrive très rapidement sur le nez pendant la double pointée, et très vite vous devez taper à nouveau dedans avec la raquette = temps suivant. La double-croche est courte en durée amis très importante dans l’expression : c’est elle qui relance la machine, la manivelle. C’est pourquoi il ne faut pas alléger l’archet en arrivant au talon, pour bien l’entendre et la « coller » au temps suivant.

Mesures 42 et suivantes : Diogo n’utilise plus ce rythme pointé mais uniquement des croches. Pour ma part, il m’a semblé que dans l’enregistrement original, le rythme pointé était toujours utilisé. Mais bon, vous êtes libres !!

Question nuances :

C’est simple : montez en puissance, allongez l’archet et mettez du poids du bras !

La noyée - Copie-1